Se former en alternance

L’alternance est  l’une des trois modalités de formation, avec la formation en présentiel (formation organisée au sein d’un organisme de formation) et la formation en ligne ou a distance (e-learning).

L’alternance vise l’obtention d’une qualification ou d’un diplôme reconnu,  et permet de conjuguer l’acquisition de connaissances, de techniques et méthodes dans un organisme de formation et l’acquisition de compétences professionnelles en situation directement chez un employeur.

Elle repose sur la signature d’un contrat de travail. Les diplômes obtenus sont identiques à ceux de la formation initiale. On peut distinguer plusieurs dispositifs en alternance, les différences entre ces dispositifs se situant principalement au niveau des publics concernés, du salaire perçu et du financement de la formation.

 

L’apprentissage est une des pistes les plus sûres pour favoriser l’accès à l’emploi des jeunes auxquels il apporte un métier, des compétences et un savoir-être dans l’entreprise.
Le contrat d’apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et un salarié. Son objectif est de permettre à un jeune de suivre une formation générale, théorique et pratique, en vue d’acquérir un diplôme d’État (CAP, BAC, BTS, Licence, Master,…) ou un titre à finalité professionnelle inscrit au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), dont l’ensemble des titres professionnels relevant du Ministère chargé de l’emploi.

 

 L'apprentissage dans le secteur privé
Consultez la fiche descriptive du contrat d'apprentissage du secteur privé

 

 L'apprentissage dans le secteur public

Le secteur public (État et ses organismes publics, collectivités locales, établissements publics hospitaliers, établissements publics locaux d’enseignement) est habilité à conclure des contrats d’apprentissage (article L 6221-1 Code du travail).
Consultez la fiche descriptive du contrat d'apprentissage du secteur public

 

 Le PACTE

Le Parcours d'accès aux carrières de la fonction publique territoriale, hospitalières et de l'État (PACTE) est un contrat permettant aux jeunes en difficulté d'être recrutés dans la fonction publique (d'État, territoriale, hospitalière) sur des postes d'emplois de catégorie C tout en bénéficiant d'une formation en alternance au terme de laquelle ils pourront être titularisés.
Ce mode de recrutement au sein des trois fonctions publiques reste très discret avec moins de 200 contrats par an au niveau national.
Dans le Grand Est la moyenne annuelle s’établit à 28 contrats depuis la création du dispositif en 2006.
Consulter la fiche détaillée du PACTE

 

Avantages

 Pour l'apprenti
- obtenir un diplôme du CAP au Master dans des secteurs d’activités variés ;
- bénéficier d’une formation gratuite et rémunérée (de 25 à 78 % du SMIC en fonction de l’âge et de l’ancienneté du contrat) ;
- acquérir un statut de salarié ;
- disposer d’une formation de qualité et d’une expérience professionnelle valorisante ;
- avoir une insertion professionnelle rapide : 80 % des apprentis trouvent leur 1er emploi dans les 3 mois après la fin de leur formation.

 Pour l'employeur
- intégrer un jeune collaborateur rapidement opérationnel ;
- transmettre son savoir-faire et pérenniser l’entreprise ;
- recruter une personne adaptée aux besoins de son entreprise ;
- accroitre sa productivité sans alourdir ses charges en bénéficiant d’aides de la Région et de l’État.

 

 Le pré-apprentissage : une alternance sous statut scolaire

Le Dispositif d'initiation aux métiers en alternance (DIMA) est une formation en alternance, sous statut scolaire, pour une durée d'1 an maximum partagée entre l'établissement de formation et des stages en milieu professionnel.
Elle permet de faire découvrir aux élèves un environnement professionnel correspondant à un projet d'entrée en apprentissage, tout en leur permettant de poursuivre l'acquisition du socle commun de connaissance, de compétences et de culture.
En 2015, 800 jeunes ont bénéficié du DIMA en Région Grand Est.


Consulter la fiche pratique du DIMA

 

Rôle du Conseil Régional

L’apprentissage et la formation professionnelle font partie des compétences des Régions, notamment depuis la loi du 13 août 2004.
La Région :
développe l'apprentissage par l'ouverture annuelle de nouvelles formations adaptées au marché du travail, 
accompagne le développement des CFA et le financement d'équipements pédagogiques,
s'assure de la qualité pédagogique, d'accueil et d'accompagnement des apprentis, des formateurs et des personnels des CFA,
améliore les conditions de vie et de formation des apprentis (achat de leur 1er équipement professionnel, aide aux  transports…       ) 
 et soutient financièrement les entreprises qui recrutent des d'apprentis.


Les priorités de la Région pour la rentrée 2017/2018

 

 Tout savoir sur la taxe d'apprentissage

Créée par la loi de finances du 13 juillet 1925, la taxe d’apprentissage est un impôt versé par les entreprises permettant de financer les dépenses nécessaires au développement de l'enseignement technologique et professionnel et de l'apprentissage.

Créé par les partenaires sociaux, l'objectif du contrat de professionnalisation est l’insertion ou le retour à l’emploi des jeunes et des adultes.
C’est un contrat de travail conclu entre un employeur et un salarié, qui permet l’acquisition – dans le cadre de la formation continue – d’une qualification professionnelle (diplôme, titre, certificat de qualification professionnelle…) reconnue par l’État et/ou la branche professionnelle.

Ce contrat s'adresse :
- aux jeunes
25 ans ;
- aux adultes demandeurs d'emploi > 26 ans ;
- aux bénéficiaires de minima sociaux (RSA, ASS, AAH) ;
- aux bénéficiaires d'un Contrat unique d'insertion (CUI)

La durée de la formation est comprise entre 15 % et 25 % de la durée du contrat (ou de l’action de professionnalisation, dans le cadre d’un CDI). Le montant de la rémunération du salarié en contrat de professionnalisation, varie en fonction de l’âge du bénéficiaire et de son niveau de formation initial.
Consultez la fiche descriptive du contrat de professionnalisation

 

 Avantages

 Pour le bénéficiaire
-
Une meilleure intégration sur le marché du travail.
- Un parcours adapté selon le niveau de qualification de chacun.
- Le diplôme ou le titre est reconnu dans les classifications d'une convention collective de branche ou RNCP.

 Pour l'employeur
-
Exonération des charges patronales relatives aux salaires versés (dans la limite du montant du Smic).
- Prise en charge par les Organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) des actions d’évaluation, de formation et d’accompagnement, ainsi que les éventuels frais liés au tutorat dans l’entreprise.
- Un salarié en contrat de professionnalisation n’est pas pris en compte dans l’effectif de l’entreprise.

 

 La période de professionnalisation

La période de professionnalisation vise à favoriser, par une formation en alternance proposant des cours théoriques et pratiques, le maintien dans l'emploi des salariés les moins qualifiés. Elle peut se dérouler pendant ou en dehors du temps de travail et s'adresse à tout salarié :
-
en contrat à durée indéterminée (CDI), y compris les salariés titulaires d'un contrat unique d'insertion (CUI),
-
en contrat à durée déterminée (CDD) dans une structure d'insertion par l'activité économique ou en CUI.


- Consultez la fiche Période de professionnalisation
- www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F13516

 

 

Depuis le 1er janvier 2017, sept régions dont la Région Grand Est expérimentent l'extension de l'apprentissage jusqu'à 30 ans, au lieu de 25 ans.

La mise en œuvre de l’expérimentation se fait conformément à un cahier des charges publié au Journal Officiel*. Ainsi par exemple, les règles de droit commun s’appliquent pour le régime légal d’aides financières à l’apprentissage (prime à l’apprentissage, aide à l’embauche d’un apprenti supplémentaire) et le régime d’exonération de cotisations sociales. De même en matière de durée du contrat et de succession de contrats, les centres de formation des apprentis doivent se rapprocher des services académiques pour organiser l’adaptation des durées du contrat d’apprentissage au profil des bénéficiaires. La rémunération n’est pas modifiée pour les bénéficiaires, qui entreront dans la tranche 21 ans et plus. Le cas échéant, ils pourront avoir directement la rémunération prévue pour un taux de seconde année, dans les conditions de droit commun prévues par le code du travail.

À l'issue de ces expérimentations, qui se termineront le 31 décembre 2019, les régions devront adresser un bilan à l'État. Le gouvernement devra lui-même remettre au Parlement avant le 1er juillet 2020 un rapport pour chaque expérimentation, précisant, le cas échéant, les conditions de leur généralisation. L'idée est d'insérer plus facilement les jeunes sur le marché du travail, qu'ils aient connu des parcours de vie ou d'études chaotiques, ou vécu une première expérience professionnelle insatisfaisante les amenant à se réorienter.

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* Arrêté du 17 janvier 2017 fixant le cahier des charges relatif à l’expérimentation mentionnée à l’article 77 de la loi n° 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels | JO n° 0036 du 11 février 2017.

Tag(s) : Alternance, Apprentissage, Mesures pour l'emploi

Source : GIP LorPM